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回复 :简单一碗拉麵,就能让你的人生再度翻新。位于东京人来人往街道的老牌拉麵店备前亭,四十年的岁月提供无数东京饕客身心灵的满足与慰藉。这裡不仅提供美好的餐点,也是许多寂寞人聚集的所在。有人在这裡找到童年的味道,有人在此处遇到终身的伴侣,有人在这小小的空间得到无比温暖的陪伴与鼓励。灯火通明的小店,在植田老闆夫妇的热情款待下,彷彿成了都市寂寞人的重要归宿。从冈山来到东京,透过看书自学,到成为独当一面撑起一间拉麵店的老闆,多年来,植田正基与妻子和子守著小小的店面,除了研发出独门酱油、盐味、辣味噌口味的拉麵,随著四季更迭,植田老闆也利用休假日,跟著老顾客们一同走进日本各地田野,亲手摘取新鲜当季食材,不仅将这些食材与拉麵完美结合,也端出了以现採春笋煮成的竹笋饭、夏季的比目鱼生鱼片、秋天的山药泥拌饭、冬日加上年糕的招牌拉麵等别具巧思的时节料理,让顾客透过味蕾,感受四季的美好光景。【关于电影】美国导演的拉麵之旅,一场跨文化的美好飨宴《四季拉麵物语》以位在东京饭田桥的老牌拉麵店“备前亭”为主角,这间日式风味十足的小店,店面不大、没有华丽的装潢,主要员工只有老闆植田正基和其妻子和子。超过四十年的开店岁月,夫妻二人一大清早便开始备料、熬煮汤头,然后准备等待客人上门。这一切看似平凡到不能再平凡的日常,在美国导演约翰达斯巴哈的镜头记录下,却显得格外兴味十足。特别是镜头跟著植田老闆每一个俐落的动作,聚焦他每一个认真专注的眼神,每个细节都让人实实在在地感受到日本职人“一辈子就做好一件事”的敬业精神。面对这样的文化洗礼,导演约翰达斯巴哈表示,自己第一次拜访便深深被这间小店的气氛迷住了,在这裡能感受到时光倒流,回到了昭和时代的日本,那存在于小津安二郎、黑泽明经典电影中的复古情怀,彷彿被活生生重现在现实生活中,而整个空间陈设,搭配上众人一边喧闹一边大口吃拉麵的模样,也让人联想到伊丹十三的《蒲公英》。导演约翰达斯巴哈表示:“我希望透过这部电影,让观众就算无法立刻亲口品嚐备前亭拉麵的滋味,也能体验到我所感受的美好!”东京饕客的心灵避风港,拥抱四季的幸福滋味全片除了深度访问植田老闆夫妇,听他们谈起年轻时因缘际会的相识、相恋、结婚、失意、浪子回头、成功创业等往事;也找来了多位被植田老闆征服味蕾的饕客现身说法。毕竟,身处在全日本最热闹的东京,随处可见比备前亭更奢华、更新颖、口味更多元的拉麵店,那究竟是什麽,让他们多年来始终对这小小的店面流连忘返呢?这群忠实老饕中,有退休人士、忙碌上班族、独居OL、知名独立乐团乐手、外国留学生,走进备前亭的他们,彷彿回到舒适的家。植田老闆总是记得每个人的名字和喜欢吃的餐点,每当他们毫无防备地说起工作的烦恼、人生的瓶颈,植田老闆总是一边煮麵,一边给予真诚的陪伴,让他们从身到心都温暖了起来。到了假日店休,植田老闆更会相揪这群常客们一起上山下海,春天挖竹笋、夏天採梨子、秋天掘山药、冬天捣麻糬,甚至还会跑到千叶海岸附近钓比目鱼。而跟著他们一行人纪录一切的导演约翰也笑称,拍摄期间自己也是不断被植田老闆喂食,拍完整部电影,彷彿尝尽了四季的美好滋味。
回复 :清未,朝廷腐败无能,泱泱中华令列强宰割。日本武士在中州摆开擂台寻衅,武当掌门陈伟(王晓忠 饰)为扬国威,慷概赴擂,不料遭奸人暗算。大弟子武云龙(李宇文 饰)发誓替恩师报仇,与陈伟的独生女陈雪娇(林泉 饰)前往中州。擂台上,流浪武师司马剑(赵长军 饰)与日本武士正在交手,渐占上风,怎奈日本武士抑仗人多,一拥而上。武云龙气忿不过,跃上擂台,混战中被日本武士用暗器刺死。在陈伟墓前,司马剑向陈雪娇道出其父与陈伟是结拜金兰,并查出陈伟二弟子雷华采(臧治国 饰)是日本人的帮凶,险遭暗算的陈雪娇为报父仇,历尽艰险奔向武当山......
回复 :Walden (Diaries, Notes & Sketches) de Jonas Mekas États-Unis, 1969, 16mm, 180’, nb et coul., vostf filmé entre 1964 et1968, monté en 1968-1969Walden est le premier des journaux de Jonas Mekas, rassemblés sous le titre générique Diaries, Notes & Sketches – le premier monté, même si Lost Lost Lost, achevé en 1976, montre la période précédente, de 1949 à 1963.« Depuis 1950, je n’ai cessé de tenir mon journal filmé. Je me promenais avec ma Bolex en réagissant à la réalité immédiate : situations, amis, New York, saisons. […] Walden contient le matériel tourné de 1964 à 1968 monté dans l’ordre chronologique. La bande-son utilise les sons enregistrés à la même époque : voix, métro, bruits de rues, un peu de Chopin (je suis un romantique) et d’autres sons, significatifs ou non. »Jonas Mekas« Je n’ai pas disposé de ces longues plages de temps nécessaires à la préparation d’un scénario, puis au tournage, puis au montage, etc. Je n’ai eu que des bribes de temps qui ne m’ont permis de tourner que des bribes de film. Toute mon œuvre personnelle est devenue comme une série de notes. Je me disais : je vais faire tout ce que je peux aujourd’hui, parce que sinon je ne trouverai pas d’autre moment libre avant des semaines. Si je peux filmer une minute, je filme une minute. Si je peux filmer dix secondes, je filme dix secondes. Je prends ce que je peux, désespérément. Mais pendant longtemps, je n’ai pas visionné ce que je filmais et emmagasinais ainsi. Je me disais que tout ce que je faisais, c’était de l’entraînement. »Jonas Mekas, 1972« Walden de Jonas Mekas s’impose, près de trente ans plus tard, comme un document cinématographique essentiel de la vie artistique new-yorkaise à l’une de ses époques les plus grandioses. Sans jamais choquer ni se confesser, Mekas a imprégné chaque instant de ce très long film des nuances de sa personnalité. Parmi un vaste éventail de personnages, pour la plupart non nommés ou simplement appelés par leur prénom – bien que certains soient mondialement célèbres –, le seul portrait psychologique est celui du cinéaste lui-même : un poète lituanien exilé, fasciné et torturé par sa lente américanisation. Le film est dominé par un rythme staccato nerveux qui s’épanche régulièrement en grandes exaltations. En accumulant massivement des images, Mekas s’est constitué des archives uniques en leur genre pour assembler ce journal visuel, le premier d’une longue série. Aucun autre film ne restitue à ce point la sensation propre à ce temps et à ce lieu, telle qu’on peut la retrouver en regardant le film aujourd’hui. En tant que personnage secondaire apparaissant régulièrement devant la caméra de mon ami, je suis conscient combien sa représentation des autres reste fragmentaire et elliptique, et cependant ces images sont devenues pour moi les indices visuels les plus forts de la personne que j’étais il y a trente ans. Ceci est peut-être la clé de l’œuvre de Mekas : sa découverte d’une forme cinématographique laissant transparaître ses changements d’humeur, sans imposer un masque cohérent de lui-même. Il a ainsi construit une oeuvre qui laisse les autres apparaître dans leur ambiguïté phénoménale. »P. Adams Sitney, 1996, Le Livre de Walden, éd. Paris Expérimental, 1997« Disons que, cinématographiquement parlant, il n’y a peut-être rien de plus beau que les trois premiers plans de Walden : des arbres dans un parc bleuté par les reflets du soleil d’hiver, la neige et l’aube du printemps ; du temps, proustien ou haché en haïku, du temps qui tient dans la main, du souvenir partout. »Philippe Azoury, « Vivace Jonas Mekas », Libération, 31 octobre 2000